Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 11:13

De plus en plus l’unanimité se fait autour du rejet d’une éventuelle candidature de M. BIYA en 2011, mais personne ne se prononce encore sur un potentiel candidat sérieux qui pourrait dignement le remplacer. Dans un pays sans opposition véritable, sans organisations crédibles, avec une bonne fourchette de diplômés partisans et sans intellectuels dignes de ce nom, l’espoir d’un changement est-il envisageable ?

Oui à l’alternance, oui au changement, oui au départ de M.BIYA, mais qui peut valablement occuper la magistrature suprême de ce grand pays en perte de repères ? Avant d’en arriver à la question de savoir qui va présider aux destinées du Cameroun après les élections de 2011, attardons-nous un instant sur les forces du changement possibles qui existent actuellement au Cameroun et même hors du Cameroun.

Depuis les années 90 avec l’émergence des mouvements de contestation qui ont contraint les monarques à une ouverture contrôlée à la démocratisation, il s’est passé plusieurs bouleversements politiques au Cameroun. Des soit-disant opposants qui ont trahi le peuple en s’engageant dans une idylle éthylique et politicienne avec le roi de la forêt du Dja ; des leaders d’opinion contraints à l’exile (Jean Marc Ela, Djeukam Tchameni, Célestin Monga etc..) ; des intellectuels muselés (Fabien Eboussi Boulaga, Sindjoun Pokam etc.) ; des diplômés en otage;  la théâtralisation de la vie politique, des mises en scènes et mascarades, plusieurs qui estimaient parler au nom du peuple sans obtenir le mandat de ce dernier ; des Elections truquées ; le refus de participer aux élections par l’une des plus importantes formations politiques du Cameroun ; la baisse criarde du taux d’inscription sur les listes électorales et du nombre de votant.

Tous ces dysfonctionnements et dérèglements de la démocratie sont symptomatiques d’un avenir trouble, troublant et troublé de ce pays. Sans toutefois le souhaiter, le constat est indéniable, le Cameroun à mal de ses enfants, le problème du Cameroun c’est le Camerounais. Comme disait le savant « l’Afrique serait un paradis s’il n’était pas peuplé des noirs », pour parodier cette affirmation on peut sans risque d’erreur affirmer que le Cameroun serait un paradis s’il n’était pas habité par les camerounais. Ceci veut dire que les autres peuples désirent tout ce que nous possédons, mais nous n’en sommes pas du tout conscients. Regardez le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Tchad, la République Centrafricaine et bien d’autres, Ils ne sont pas ouvert sur la mer, ils n’ont pas de forêt, ils ne produisent pas le café, le cacao, la banane ; ils n’ont ni un sous-sol riche, ni de l’or noir. Parlant justement du cas du Burkina Faso son ministre de la culture affirmait : « notre pétrole c’est notre culture ».

Qui va changer le Cameroun ? Question à plusieurs dollars pour qui trouve la bonne réponse. Comment va-t-on procéder pour imposer l’alternance au Cameroun en 2001, comme on l’a fait en 1990 pour la démocratisation de la vie politique nationale ?

Les opposants qui attendent une bonne offre pour passer à leur tour la caisse, ne disent rien jusqu’à présent ou lorsqu’ils disent des choses c’est pour affirmer qu’ils boycotteront les prochaines élections si les membres d’ELECAM n’étaient pas changés. Mais est-ce là un programme politique ou un programme de société ? Que propose t-ils au peuple et par quelles stratégies comptent-ils les mettre en place ? Le peuple sans guide attend, se désole, s’inquiète et ère dans tous les sens comme une brebis qui attend son berger.

Le cherman Njohn Fru Ndi, presque menacé par le temps et l’âge, on se demande bien s’il est encore capable de mobiliser les Camerounais comme il l’a fait dans les années 90. En réalité, pour éviter de commettre les mêmes fautes et erreurs qu’il reproche à M.BIYA, il doit aussi commencer par appliquer l’alternance au sein de sa famille politique. Un nouveau souffle venant de la jeune génération peut encore créer la surprise. Dans son parti, il existe encore quelques personnes dynamiques et capables d’apporter un supplément d’âme à la démocratie camerounaise.

Le Chief MILLA ASSOUTE, où est-il et que propose t-il ? Se prépare t-il à gouverner la France ou le Cameroun. Le peuple veut savoir par quelle stratégie il envisage de changer le Cameroun.

Le Commandant MBOUA MASSOK, par ces prises de position messianiques et quasi apocalyptiques, on n’a plus tendance à en rire qu’à croire qu’il constitue une véritable force opposante.

Le rebelle LIMAN OUMATE, ça course vers Etoudi a été stoppée avant la fin de l’échéance qu’il a donné à son président de la république pour quitter le pouvoir.

Sur qui donc doit-on compter en 2011, personnellement, je n’en sais pas grand-chose.

Blaise Hameni

Par BHAMENI
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 11:10

Pauvre Afrique, Pauvre nègre, meurtri par les coups de l’histoire, traumatisée par son passé, bloquée dans son envol pour l’avenir. Comme disait le sage africain, le choc de la colonisation a été si fort qu’il faut plus d’une quarantaine d’année au nègre pour s’intéresser à la vie publique. Infantilisé, méprisé, injurié, fouetté, marginalisé, opprimé et dominé, le nègre sortira t-il du sommeil profond dans lequel, les colons et les néocolons l’ont plongé?

Mais que devons-nous faire ? Nous pouvons déjà considérer cet espace de libre expression, qui connecte les camerounais (es) du terroir et les camerounais(es) de l’étranger, comme un point de départ pour un projet qui peut aboutir à quelque chose de fort, de sérieux et de durable. Nous pouvons à partir de camerounlink, initier des collaborations et des partenariats dans les deux sens afin de mettre sur pied des projets fiables. Notre frère OBAMA fait bien de citer camerounlink comme exemple, car ce site repose sur un rêve, sur un idéal qui devient de plus en plus une réalité. Le rêve de pouvoir redonner un supplément d’âme aux africains d’Afrique et à ceux de l’étranger. Comme le dit si bien notre OBAMA du forum :

« Et à ceux qui oseront me dire que ca ne peut pas fonctionner, je leur demande tout simplement pourquoi est ce que camerounlink fonctionne ? Biangue ne vit il pas en Allemagne ? Et mougnol n´est il pas au Cameroun ? Biangue et mougnol sont ils des frères de la même tribu ? Biangue vient de l´est et mougnol est bamoun et les experts de camerounlink alors, ils viennent d´où ? Ils ne viennent pas du nord ? De l´ouest ? Du littoral et du centre ? Ou est le tribalisme dedans ? Voilà des visionnaires qui sont déjà à des années lumière du camerounais moyen. Suivez les négros ! Suivez leur exemple ! Des camerounais au cameroun peuvent travailler avec des camerounais hors du Cameroun. Camerounlink en est la preuve palpable. Levez vous négros, levez vous ! Regardez la couleur de votre peau. Ce n´est que ca qui compte dans ce monde négros. Tu es un africain noir ! Définis toi dans le monde par ce que tu es negro ! Tu es d´abord la couleur de ta peau ! Donc tu es d´abord l´Afrique noire. Tout ce tu fais et travaille doit avoir la finalité de servir le continent noir.
Nous sommes derrière negro, We are the last !
 »

Des informaticiens acharnées, des analystes passionnés, des experts qui croient encore en un avenir meilleurs, sont tous les jours en œuvre pour amener les camerounais(es) d’ici et d’ailleurs à continuer à rêver car dès qu’on ne peut plus rêver en un avenir meilleurs, on n’attend plus que la mort. Nous refusons d’être afro pessimistes, nous refusons de croire que rien ne va et que rien n’ira, nous croyons sincèrement que les choses vont changer, qu’elles sont même entrain de changer. Où est MUBUTU ? Qu’arrive t-il à Omar Bongo ? Lets wait and see. L’histoire suit sont cours et s’avère impitoyable vis-à vis des génocidaires.

Les nouvelles technologies de l’information et la communication sont une opportunité pour l’Afrique aujourd’hui. Il y a quelques temps, qui aurait cru que depuis le village des pygmées au fond de la région de l’Est du Cameroun un dialogue avec les frères de l’occident était possible. Aujourd’hui, pour ceux qui l’ignore, je suis camerounais, je réside au Cameroun et pas à la capitale mais à Bertoua dans la région de l’Est. Croyez-vous aujourd’hui que vous soyez plus homme ou plus camerounais que moi, parce que vous êtes soit à Yaoundé, soit dans une capitale africaine, soit en occident ? Je ne crois pas.

Il existe ici à l’Est du Cameroun beaucoup de possibilités d’investissements, à travers les industries touristique, forestière, agricole ou dans les nouvelles technologies etc..

Les blocages institutionnels sont certes nombreux, mais étant dans ce système depuis bien des années nous devons savoir comment le contourner en attendant le moment où il se détruira de lui-même. Car tout système qui atteint son degré de saturation ou de maturité doit dépérir.

Ne nous faisons plus d’illusions, nous pouvons compter sur des contacts sûrs au Cameroun ou créer des contacts importés de l’Europe et faire vraiment des affaires au Cameroun.

Vous ne votez pas étant à l’étranger, mais au lieu que cela vous décourage, vous devez le considérer comme un problème à résoudre, comme un challenge. Vos enfants ne sont pas reconnus comme des camerounais, c’est d’abord un problème de déblocage psychologique, car même au Cameroun il y a des camerounais qui ont des enfants au qui ne savent rien du Cameroun, qui étudient soit à Dominique Savio, soit à Fustell de Coulanges (collège français du Cameroun), qui passent toujours les grandes vacances en Europe et qui ne parlent aucune langue camerounaise. C’est plus un problème psychologique qu’institutionnel. Il revient aux parents d’apprendre aux enfants à connaître leur pays et leurs villages d’origine avec tous les éléments culturels que ça comporte. Sinon, on n’aura des enfants hybrides car ils ne seront ni vraiment européens, ni vraiment africains.

Des compétences avérées sont disponibles, mais il est urgent de communiquer de se mettre ensemble pour avancer.

Par BHAMENI
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 10:58

Pouvoirisme, affairisme, refus de l’alternance, coups d’Etat militaire, prise de pouvoir par la force, transmission du pouvoir par hérédité, éternisation au pouvoir, dictature , parodie de démocratie, républiques bananières, parricides, homicides, génocides commandités, intrigues de tout genre, coup bas, manipulation politique, démocratie de façade, mis en scène électorales, partage de pouvoir irrationnel et absurde (Zimbabwe, Kenya) « l’Afrique noir est mal partie » Disait René Dumont ou pour dire mieux « l’Afrique noir n’est même pas partie ».

De la Guinée en Mauritanie, du Congo, au Togo, du Zimbabwe au Soudan, du Kenya à Madagascar, de l’Est à L’Ouest,  du Centre au Sud,  c’est la cacophonie mêlée de violences. Est-ce une malédiction, un  sort ou tout simplement le fruit du laxisme et de la démission de l’élite africaine ? L’élite, quelle élite ? La bourgeoisie nationale ou la ventrocratie politicienne ? Les profiteurs de la république, pilleurs et corrompus ? Les maîtres incontestés des cercles vicieux et occultes ?

Et les intellectuels où sont-ils ? Tous ou presque, prise en otage par le politique, ils ne parlent et ne respirent qu’au rythme du battement du cœur du chef suprême de la mangeoire publique. Partout c’est la désolation, la misérabilisation extrême des peuples. C’est une situation paradoxale pour un continent doté d’une si grande richesse naturelle, mais peuplé des familles les plus pauvres de la terre.

Semez le chaos partout en Afrique, tyrannisez le peuple, appauvrissez, paupérisez, tuez, servez les intérêts supérieurs des métropoles. Mais, dirigeants africains, sachez qu’ « on peut tromper une partie du peuple tout le temps mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps ». Comme des abeilles sur une ruche mielleuse, les « détenteurs du bouton de mise à mort » ont pris les grands gisements africains en otage, au Congo (Katanga), au Niger, au Burkina Faso, les forêts de l’Afrique centrale.

Certains défenseurs de la médiocrité qui trouvent leurs comptes dans cette situation  chaotiques, soutiennent que la même chose se passe en Moldavie, en Ukraine, au Bangladesh pour ne citer que ceux-là. Mais ils ignorent que nous n’avons ni la même histoire ni le même destin, leur révolte produisent le plus souvent des résultats (la révolution orange) tandis qu’en Afrique la révolte appelle toujours à une réplique militaro policière hyper violente.

Pendant ce temps les opposants où sont-ils, en tout cas le philosophe Nono Emmanuel soutenait l’idée selon laquelle « le mensonge des politiciens n’engage que ceux qui y croient »

Fuite des cerveaux, émigration clandestine accélérée, l’Afrique se vide de ses enfants les plus valeureux. Que vont-ils chercher chez les autres en si grand nombre ? Et si tout le monde s’en va qui va rester ? Qui viendra un jour résoudre les problèmes des Africains, lorsque tout le monde serait parti ? Peut-être donneront-ils le continent en location aux chinois qui sont en manque d’espace habitable et de débouchés ? Notre situation actuelle est-elle fatale ? Pourquoi tout le monde pense à s’en aller ? Aller où ? En occident. Pourquoi en occident ? Parce que l’occident est bien organisé, bien structuré, on y gagne un peu plus qu’en Afrique. Mais qui a bien organisé et bien structuré l’occident ? Est-ce l’occident qui viendra bien organiser nos sociétés ? Cette situation est la honte de l’Afrique.

Et l’élite extérieures ou la diaspora, que fait-t-elle ? Elle se cherche dans les méandres juridico-judiciaire et administratifs du séjour à l’étranger. La diaspora est à l’image de samba Diallo dans L’aventure ambigüe de cheikh Hamidou Kane. Elle est à la croisée de plusieurs problématiques à résoudre : elle navigue entre l’urgence de la survie personnelle à celle du maintien en métropole, elle s’efforce aussi de plus en plus dans le sens d’une organisation susceptible de faire rentrer des fonds pour l’assistance des familles laissez sur place et le développement du pays. Dans ce cas l’exemple du Mali a marqué les esprits par la quantité des fonds rapatriés au service du développement de leur pays.

Plusieurs révoltes, plusieurs révolutions, plusieurs contestations, les violences et même les guerres n’ont pu rien y faire car le système néocolonial est bien installé et bien huilé et surtout bien entretenu par les « meilleurs élèves ». Les peuples sur le continent noir crient, se plaignent, se lamentent, mais aucune issue favorable n’a encore été envisagée.

Heureusement, fort heureusement, que tout n’est pas que désolation dans ce continent séculairement meurtri par la haine des colons et néocolons agrippés à l’Afrique comme un champignon à son arbre tuteur.

Du point de vue politique, courageusement quelques rares Nations comme le Ghana, le Mali et l’Afrique du Sud tiennent le flambeau de l’alternance du pouvoir et sont en bonne voix dans la marche vers la démocratisation véritable.

Les ressources humaines sont de plus en plus qualifiées et nombreuses. Les nouvelles technologies sont de plus en plus maîtrisées faisant ainsi des formations à distances une réalité. On n’est plus obligé d’aller en occident pour se former comme ingénieur, pour avoir un Master ou un Doctorat. Les filières qui n’existaient pas sur le continent sont proposées aujourd’hui en ligne et les formations sont de haut niveau.

Au plan économique beaucoup reste à faire pour stopper ou réduire la saignée frauduleuse du sous-sol africain, du bois et des produits d’exportations. La résolution des problèmes de tutorat monétaire et des taxes du trésor français pour l’Afrique Francophone.

Blaise HAMENI, Bertoua-Cameroun

Par BHAMENI
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 13:06

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